Avancement des fonctionnaires : le blocage créerait un conflit majeur avec les agents !

unsa FP06 février 2014 - Une rumeur attribue à Vincent Peillon l’idée d’un blocage pendant deux ans de l’avancement des fonctionnaires. L’UNSA Fonction publique combattrait, sans réserve, toute tentative en ce sens si elle était avérée.

Depuis plusieurs semaines circule l’idée qu’on pourrait bloquer l’avancement des fonctionnaires pour permettre des économies supplémentaires sur la dépense publique. Elle a, jusqu’à maintenant, été démentie par la ministre de la Fonction publique. Cette mesure ne pourrait conduire qu’à un conflit majeur avec les agents publics.

Depuis quatre ans, le point d’indice est gelé et le pouvoir d’achat se dégrade comme le confirment les dernières statistiques de l’INSEE. La seule augmentation qui peut être espérée est l’avancement qui reconnaît une évolution de l’expertise ou de la qualification. La faire disparaître aggraverait la perte de pouvoir d’achat et serait la marque d’un abandon du principe d’une Fonction publique de carrière auquel, le Premier ministre l’a rappelé lors de ses vœux à Metz, le gouvernement se dit attaché.

L’UNSA Fonction publique demande donc au Premier ministre, pour que le dialogue social puisse se faire dans un contexte apaisé, de faire taire la rumeur en réaffirmant son opposition à la mise en place d’un blocage de l’avancement des fonctionnaires.

Pacte de responsabilité : du positif et des interrogations

La conférence de presse du Président de la République lui a permis d’apporter des précisions sur la forme et le contenu du « pacte de responsabilité » dont il avait ouvert la perspective le 31 décembre.

Pour l’UNSA, les objectifs généraux et la méthode répondent à la gravité de la situation en matière d‘emploi dans notre pays. Cela justifie bien l’élaboration d’un grand compromis social entre tous les acteurs concernés. Sont positives :

  • l’annonce des contreparties sociales indispensables au regard d’un allègement du coût du travail et d’une refonte de la fiscalité des entreprises ;
  • l’instauration d’un observatoire chargé de veiller à leur effectivité ;
  • la volonté de préserver le pouvoir d’achat des ménages en ne leur imposant pas de lourds transferts de charges ;
  • la place accordée au dialogue et, notamment, à la conférence sociale dans l’élaboration du pacte.

Pour autant, pour l’UNSA, des interrogations importantes demeurent. Elles concernent essentiellement:


  • le mode précis de financement des cotisations familiales payées jusqu’à présent par les entreprises. Pour l’UNSA, la pérennité de la protection sociale familiale passe par une garantie non seulement du montant, mais aussi de l’affectation des crédits ;
  • les contreparties envisagées et, surtout, le moyen d’en garantir l’application ;
  • la hauteur des économies supplémentaires sur les dépenses publiques à réaliser dans un délai très court (50 milliards en 3 ans) et leur compatibilité avec le maintien de services publics de qualité constitutifs du modèle social français, leurs conséquences éventuelles sur les agents publics, ainsi que leurs contre-effets possibles en matière de croissance.

Le rôle du dialogue social doit permettre de lever ces interrogations. L’UNSA y prendra toute sa place.

Meilleurs voeux

voeux2014

L'équipe départementale vous souhaite une bonne année 2014 et vous présente ses meilleurs vœux.

Accord National sur la formation professionnelle

Accord national interprofessionnel sur la formation : un accord important à faire vivre !



Le 13 décembre 2013, un accord important a été négocié par les partenaires sociaux pour la formation professionnelle des salariés et des demandeurs d’emploi.

Pour l’UNSA, cette question est essentielle pour donner corps à la sécurisation des parcours professionnels qu’elle revendique depuis des années. L’important était donc que le Compte personnel de formation (CPF), créé par l’ANI du 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, devienne opérationnel. Dorénavant les salariés, quel que soit leur statut, auront leurs droits à formation attachés à la personne et non plus au contrat de travail. Ces droits suivront le salarié dans ses mobilités, tant géographique que professionnelle et également en cas de recherche d’emploi. Certes, les droits capitalisés dans ce compte doivent évoluer mais l’important est la mise en pratique de ce dispositif pour pouvoir l’améliorer, tant dans la simplicité de son fonctionnement que dans sa gouvernance.

La réforme du financement de la formation, via la suppression totale ou partielle de l’obligation légale mais aussi via la hausse de la mutualisation pour les TPE, PME et les fonds pour le CPF et le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, va demander un travail en profondeur de tous les partenaires sociaux dans les branches et les entreprises. Leur implication est primordiale pour la réussite de cette nouvelle donne.

L’UNSA, en accord avec les grandes lignes de cet accord, le portera partout où elle est présente. La première étape sera celle de sa traduction dans la loi que l’UNSA suivra avec attention. Nous nous attacherons à faire vivre cet ANI, en le rendant efficace et efficient. Les salariés doivent retrouver l’ascenseur social que doit être la formation professionnelle et ainsi participer au redressement de l’emploi et de l’économie, priorité pour notre pays et ses citoyens.

Marchons contre le racisme

L'UNSA appelle à participer, partout en France, à la marche contre la racisme, le samedi 30 novembre 2013 pour faire barrage au racisme.

A Chambéry, le rassemblement est prévu à 14h30, Place de l'Hôtel de Ville.

Soyons nombreux.

racisme

http://www.unsa.org/?30-novembre-marchons-contre-le.html

Travail du dimanche

L’UNSA qui sera reçue le 16 octobre prochain par monsieur Bailly (chargé par le gouvernement d’une mission de réflexion concernant le travail du dimanche), rappelle quelques principes qui guideront son action sur ce dossier :



- Le repos dominical fait partie des règles qui définissent l’horaire légal de travail et le repos hebdomadaire. A ce titre, il doit être défendu.

- Les tribunaux saisis par l’intersyndicale parisienne ou par des employeurs ont rappelé le droit face à des abus.

- Une confusion s’est installée au fil des années dans la réglementation autour du travail dominical produite par des textes contradictoires.

- L’UNSA, avec le SECI-UNSA (syndicat du commerce) et sa fédération du Commerce, participeront à la réflexion dans le cadre de la mission confiée sur ce sujet à Monsieur Bailly.

Pour l’UNSA, il s’agit de rappeler et de clarifier les règles qui protègent le repos dominical avec l’objectif de défendre et créer des emplois.

L'UNSA prend position sur la réforme des Retraites

retraites 2013 Le Bureau National, réuni le 9 septembre 2013, rappelle les mandats et les priorités à partir desquels l’UNSA s’est pleinement investie dans la concertation avec les partenaires sociaux initiée par le gouvernement depuis le début de l’année.

Pour l’UNSA, le déficit prévisible établi par le Comité d’Orientation des Retraites constitue une vraie menace pour l’efficacité de notre système de retraite à court et moyen terme tout autant que sa pérennité à plus longue échéance. A ses origines démographiques s’ajoutent des raisons conjoncturelles, la crise économique et sociale d’une gravité inédite que nous traversons jouant un rôle aggravant considérable, notamment à travers le développement ininterrompu du chômage.

Dans ce contexte extrêmement difficile, considérant que ne rien faire ou proposer l’impossible amènerait immanquablement au développement d’une capitalisation dont les effets sociaux irréversibles toucheraient de plein fouet les plus défavorisés, le Bureau National, réuni le 16 mai, a précisé les grands principes qui devaient guider l’UNSA pour la phase de concertation de cet été, visant non plus le diagnostic mais les réponses. Notre objectif principal : obtenir des mesures, socialement justes et équitablement réparties, pour assurer la sauvegarde des principes qui fondent notre système de retraite solidaire par répartition et sa pérennité.

C’est donc à la lumière des mandats et objectifs de l’UNSA que le Bureau National, réuni le 9 septembre 2013, a examiné les annonces du gouvernement et les différentes mesures contenues dans le pré-projet de loi qui en découle.

- Pour le financement à long terme, l’UNSA avait dit son opposition à toute accélération du calendrier de montée en charge des durées de cotisation prévue jusqu’en 2020. Elle avait rappelé que, si elle pouvait comprendre que, dans un système basé sur la répartition, l’allongement de la durée de vie ne pouvait rester sans effet sur la durée de cotisations, les 44 ans évoqués par le rapport Moreau seraient inacceptables, d’autant que l’amélioration de la situation de l’emploi reste une condition sine qua non d’efficacité. Elle avait enfin fait valoir qu’elle refuserait toute nouvelle augmentation des bornes d’âge. L’UNSA avait enfin fermement rejeté toute stigmatisation de la Fonction publique ou des régimes spéciaux. A la lecture du projet de loi, le BN constate que ces revendications ont été globalement entendues.

- Pour le financement à court terme, l’UNSA, réservée quant à un recours à la CSG, était favorable à une augmentation progressive et modérée des cotisations. Si elle n’excluait pas une participation des retraités à l’effort collectif, elle avait signalé que les petites retraites devaient être épargnées. Elle avait dit son opposition à un recours à une désindexation des pensions, tout comme à la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient aussi les retraités.

Le BN de l’UNSA constate que le gouvernement ne l’a entendue que partiellement. L’UNSA n’était ainsi pas demandeuse de la fiscalisation des bonifications pour 3 enfants et plus choisie par le gouvernement. En tout état de cause, celle-ci ne prendrait tout son sens que dans le cadre d’une réforme fiscale globale que l’UNSA revendique, mettant à plat l’ensemble et non une seule des niches fiscales. Pour éviter un choc fiscal trop important, l’UNSA demande une progressivité de l’application de cette mesure et sa modulation pour tenir les petites retraites à l’abri des répercussions induites qui pourraient les frapper durement. Enfin, concernant le décalage de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions, l’UNSA souhaite là aussi que les petites pensions en soient exclues.

- Pour les mesures de justice, l’UNSA note que des progrès importants figurent dans le projet de loi. La prise en compte de la pénibilité est l’aboutissement d’un long combat syndical. C’est une avancée sociale considérable qui concernera des millions de salariés. Les mesures améliorant la validation des périodes de temps partiel, de formation professionnelle des chômeurs, d’apprentissage pour les jeunes, les améliorations touchant les carrières longues sont des revendications de l’UNSA. Elles constituent un progrès significatif, dont profiteront singulièrement les femmes. La prise en compte des stages en entreprises des jeunes, une amélioration des conditions de validation du chômage non indemnisé restent à obtenir.

A la lumière de cette analyse, le Bureau National considère que l’équilibre général du projet de loi intègre, en totalité ou en partie, des mandats essentiels de l’UNSA et comporte des avancées notables. Néanmoins, il ne les reprend pas tous et ne préserve pas suffisamment les petites retraites. C’est pourquoi, alors que la phase du débat parlementaire va désormais s’ouvrir, le Bureau National mandate le Secrétariat National pour poursuivre notre action en recherchant les conditions d’efficacité maximum. Au-delà des éléments d’une réforme en cours indispensable pour sauvegarder l’essentiel, le Bureau National de l’UNSA rappelle que le retour de la croissance et de l’emploi constituent les vraies clés de la sauvegarde de notre système de retraite, comme, plus généralement, de l’ensemble de notre protection sociale. Le Bureau National réaffirme donc que la bataille pour l’emploi est bien prioritaire et que la mobilisation, au niveau national et européen, de tous les acteurs concernés (pouvoirs publics, entreprises, partenaires sociaux) est une des conditions de sa réussite

motion votée à l'unanimité moins 5 abstentions

Réforme des retraites : première analyse de l’UNSA au regard de ses mandats

L’UNSA n’appelle pas à l’action du 10 septembre

L’UNSA ne s’associe pas à l’action CGT, FSU, Solidaires, FO du 10 septembre. Elle ne partage pas en effet la méthode de la plate-forme « fourre-tout » (retraite, emploi, salaires, conditions de travail, services publics…).

Tout mêler, c’est la garantie de n’avoir de visibilité, et donc d’efficacité revendicative, sur rien. Quant à l’approche de cette intersyndicale sur les retraites, nos mandats nous placent aussi en divergence.

Il existe bien pour nous des problèmes à traiter dans des délais rapides si l’on veut sauvegarder notre système de retraite par répartition. Proclamer qu’on a qu’à garantir le plein emploi, augmenter les salaires et réaliser l’égalité femmes-hommes, est sans doute sympathique…

Mais, en attendant que cela se réalise pleinement, les déficits accumulés auront fragilisé notre système de retraite par répartition et ce serait alors les plus en difficulté de nos concitoyens qui « paieraient les pots cassés » de façon irrémédiable. C’est ainsi que l’UNSA s’est pleinement investie dans la concertation qui s’est menée sur les retraites pour faire avancer concrètement ses arguments et ses propositions dans l’intérêt des salariés, afin de réduire les injustices et les inégalités. Les premiers éléments des annonces faites par le Premier ministre montrent que nous avons commencé à être entendus.

L’UNSA continuera à le faire avec détermination dans la phase du débat parlementaire qui s’ouvrira prochainement.

Communiqué du 28 août 2013 - Premières analyses

En conclusion de la phase de concertation engagée depuis deux mois, le Premier ministre a rendu public l’essentiel des choix opérés par le gouvernement en matière de réforme des retraites. Favorable au dialogue social, l’UNSA s’était pleinement investie dans la concertation pour y faire valoir ses analyses et ses propositions afin de sauvegarder notre système de retraite par répartition, dans l’intérêt des salariés comme de la société.

C’est donc à l’aune de ses mandats qu’elle porte aujourd’hui une première appréciation sur l’architecture générale des mesures annoncées. L’UNSA demandait à ce qu’un certain nombre d’injustices et d’inégalités soient corrigées :

  • pour les salariés ayant eu des carrières incomplètes, qui sont singulièrement des femmes : plusieurs des annonces faites par le Premier ministre recoupent en totalité ou en partie les préoccupations portées par l’UNSA, notamment pour les temps partiels et les carrières longues, mais insuffisamment pour une meilleure prise en compte des périodes de chômage non indemnisées ;
  • pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles, dont l’UNSA revendiquait depuis des années qu’ils soient enfin pris en compte par notre système de retraite : la création d’un « compte personnel de prévention de la pénibilité » évoquée par le Premier ministre marque donc pour l’UNSA une avancée sociale considérable qui pourra concerner des millions de salariés dans notre pays ;
  • pour les jeunes entrant tardivement dans le marché du travail du fait de l’allongement de la formation : la prise en compte des périodes en contrat d’apprentissage ou d’alternance annoncée par le gouvernement correspond aux propositions de l’UNSA mais il manque encore la prise en compte des périodes de stages en entreprise.

A ces mesures de correction d’inégalités, le gouvernement en a ajouté d’autres de nature plus structurelle. L’UNSA n’a jamais nié les problèmes créés à notre système de retraite par un déséquilibre démographique couplé à un allongement de l’espérance de vie. Elle prend donc acte de la confirmation de l’allongement de la durée de cotisations mais aussi qu’il n’interviendra que sur la période 2020-2035 avec une limite fixée à 43 annuités.

Quant aux mesures financières arbitrées par le Premier ministre, l’UNSA n’a jamais ignoré la nécessité absolue de traiter un déficit qui porte non seulement atteinte à l’équilibre immédiat du système mais aussi à sa crédibilité à long terme. L’UNSA avait clairement dit que la condition centrale de l’acceptation sociale des efforts à faire serait leur caractère juste et équitable. L’annonce d’une hausse modérée des cotisations, respectant techniquement la logique propre à une assurance vieillesse qui, pour l’UNSA, doit rester essentiellement liée au travail, fera participer les salariés et les entreprises.

L’UNSA constate que les retraités seront également mis à contribution via une revalorisation différée de leur pension, dont elle craint qu’elle soit trop gênante pour les plus modestes d’entre eux.

Enfin, consciente de la nécessité de trouver des réponses solidaires aux difficultés rencontrées par un système solidaire, l’UNSA refusait toute stigmatisation de tel ou tel type de salariés aboutissant à dresser des catégories les unes contre les autres. Dans ce cadre, elle prend note avec satisfaction que, sans les exclure des efforts généraux concernant logiquement tous les salariés, le gouvernement a refusé de stigmatiser les fonctionnaires ou les régimes spéciaux, lesquels sont déjà l’objet d’une réforme en cours.

Pour l’UNSA, au-delà des grandes orientations annoncées par le gouvernement, c’est désormais le contenu exact du projet de loi qui sera décisif. C’est sur la base de son analyse précise que le Bureau National de l’UNSA établira, le 9 septembre, la position définitive de l’organisation et les actions qu’il lui reviendra alors de mener dans la phase du débat parlementaire qui s’ouvrira.

Retraites : l'UNSA a rencontré le 1er Ministre le 5 juillet

Début des discussions

Une délégation de l’UNSA conduite par Luc Bérille a rencontré le Premier ministre, le vendredi 5 juillet, dans le cadre des concertations sur la réforme des retraites. L’UNSA a rappelé son attachement à notre système par répartition. Cette conviction l’amène à considérer comme indispensable d’en garantir le financement pour en assurer la pérennité et la crédibilité.

Pour l’UNSA, cela passe par des efforts justement répartis entre toutes les catégories de la population et des mesures de justice qui en facilitent l’acceptation sociale. C’est au regard de cet équilibre général des décisions que prendra le gouvernement et de leurs conséquences, que l’UNSA émettra son jugement sur la réforme projetée. Dans cette perspective, l’UNSA a rappelé au premier ministre ses remarques sur les pistes développées par le rapport Moreau.

Pour la fonction publique, le message de l’UNSA est précis « Toucher aux 6 mois, c’est non ! » a réaffirmé Luc Bérille. L’UNSA a rappelé son opposition ferme à cette remise en cause du mode de calcul des retraites sur les six derniers mois. Celle-ci n’a aucune justification dès lors qu’à carrière égale, le taux de remplacement du secteur public est très voisin de celui du secteur privé, comme le rappellent, après le rapport du COR, le rapport Moreau.

L'UNSA a rappelé son hostilité à toute nouvelle mesure d’âge, qui, dans le contexte actuel de progression du chômage ne pourraient qu’accroitre les difficultés des seniors et mettrait encore plus en péril les comptes de l’assurance chômage.

Elle a indiqué qu’au nom du principe-même de la répartition, une évolution, au-delà de 2018, du nombre d’années d’activité nécessaire à la liquidation des retraites à taux plein pouvait se comprendre pour tenir compte de l’augmentation de l’espérance de vie. Mais, outre la nécessité absolue de son caractère progressif, celle-ci doit rester dans le domaine du réalisme : à ce titre, l’hypothèse, évoquée par le rapport Moreau, d’une durée d’activité portée à 44 ans, est, pour l’UNSA, inacceptable.

En tout état de cause, et a fortiori si la piste de l’augmentation de la durée d’activité devait être retenue, l’UNSA demande des mesures de justice permettant de valider des trimestres supplémentaires pour les jeunes et les salariés à carrières discontinues : périodes d’apprentissage,

• de formation en alternance,

• de certains stages professionnels dans le cadre des études,

• validation plus importante de périodes de chômage non indemnisé (actuellement plafonnées à 8 trimestres),

• de congés maladie ou maternité.

L’UNSA est également favorable à une meilleure prise en compte, pour la durée d’activité, du temps effectivement travaillé, plutôt qu’un pourcentage du smic. Cette mesure permettra aux salarié(e)s à temps partiel de cumuler des trimestres. Rappelons que les femmes sont les plus concernées par le travail à temps partiel, parfois contraint. Concernant les avantages familiaux et conjugaux, l’UNSA n’est pas hostile à ce qu’ils soient revisités, notamment en gommant les aspects proportionnels aux revenus qui favorisent les plus aisés. Mais l’objectif serait d’amener plus de justice, pas de réaliser des économies : cela implique des ajustements sans diminution de la masse globale des dépenses.

Augmenter les cotisations : L’UNSA a manifesté son accord à une augmentation des cotisations répartie entre employeurs et salariés progressive mais limitée afin de réduire les effets potentiels sur la consommation et l’emploi (0,1% par an pendant 4 ans).

Préserver les pensions les plus modestes : L’UNSA a attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité de maintenir le pouvoir d’achat des pensions les plus modestes et, donc, fait part de ses réserves sur une désindexation temporaire de l’ensemble des retraites de base. Concernant les retraités, l'UNSA a rappelé son accord pour un alignement du taux supérieur de la CSG des retraités (6,6%) sur celui des actifs, mais sous réserve que cette recette soit affectée au financement du risque « perte d’autonomie » et qu’il soit tenu compte de l’augmentation de 0,3% déjà réalisée. L’UNSA a indiqué qu’elle n’était pas favorable à la remise en cause de l’abattement de 10% pour le calcul de l’impôt sur le revenu des retraités, du fait notamment des effets induits par cette mesure qui rendrait imposable un grand nombre de retraités.

Elle rappelle sa revendication d’une réforme globale de la fiscalité.

Pénibilité : L’UNSA a favorablement accueilli les propositions du rapport Moreau pour la prise en compte de la pénibilité qui recoupent sa propre approche. Il s’agit non seulement de prendre en compte la pénibilité dans le calcul du temps d’activité pour un départ en retraite anticipé, mais aussi de permettre des reconversions pour ne pas passer toute sa carrière, quand cela est possible, en situation de pénibilité abrégeant l’espérance de vie.

La gouvernance dans la durée de notre système de retraite: L’UNSA approuve l’idée de fixer un certain nombre d’indicateurs pour permettre des ajustements périodiques et non anxiogènes. Toutefois, la décision finale ne saurait résulter de ratios automatiques mais doit revenir aux politiques. A cet égard, l’UNSA considère que l’indexation des salaires portés au compte est la condition du maintien du taux de remplacement des retraites. La désindexation aurait, à long terme et de façon dissimulée, des conséquences très importantes. Pour l’UNSA, il est exclu que cet élément puisse devenir la variable d’ajustement des retraites.

Le premier ministre a indiqué que les ministres concernées (M. Touraine et M. Lebranchu) recevraient l'UNSA et les autres organisations tout au long du mois de juillet pour examiner tous les points de la réforme.

Pour l'UNSA, la discussion doit s'engager et doit être conduite afin de connaître les propositions du gouvernement avant de prendre la décision d'appeler à d'éventuelles manifestations.

Le 19 juin 2013 : Pour un autre Poltique en Europe avec la CES

Déclaration commune pour le 19 juin 2013

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Le Président de la République reçoit la Secrétaire Générale de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) avec les secrétaires de la CFDT, de la CGT, de la CFTC et de l’UNSA !

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA membres de la Confédération européenne des syndicats s’inscrivent dans la campagne décidée par la CES en vue du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013 qui doit examiner une feuille de route pour une dimension sociale de l’Union économique et monétaire (UEM).

Les politiques d’austérité font la démonstration de leur inefficacité, l’Europe doit changer de cap. Si les politiques économiques coordonnées et l’objectif d’assainissement des finances publiques sont nécessaires, les organisations syndicales françaises membres de la CES considèrent cependant qu’il est urgent de mettre fin à des coupes injustes dans les dépenses publiques qui contribuent à augmenter le chômage, les inégalités, la pauvreté, dégradent les services publics et aggravent la récession.

Elles se prononcent en faveur d’une politique d’investissements favorisant une croissance et des emplois durables, des mesures permettant de mettre fin à la concurrence en matière de salaires et de conditions de travail, à la concurrence fiscale, à la fraude et à l’évasion fiscale. C’est le sens de la proposition de contrat social pour l’Europe qu’elles soutiennent. Cela doit se traduire notamment par l’instauration d’un salaire et de revenu minimums dans chaque Etat européen et la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes.

La dimension sociale de l’Europe doit faire partie intégrante de la gouvernance économique et budgétaire. Dans cet objectif, les partenaires sociaux doivent être associés au niveau national et au niveau européen, aux différentes étapes des processus d’élaboration des politiques au sein de la gouvernance économique et sociale européenne. Le dialogue social doit permettre d’apporter des solutions justes aux problèmes auxquels sont confrontés les salariés.

A leur demande, la CES et les organisations syndicales françaises qui en sont membres seront reçues par le Président de la République le 19 juin. Elles lui feront part de leurs demandes et attendent du chef de l’Etat et du gouvernement qu’ils portent ces objectifs et ces priorités lors du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013.

En appui à cette démarche et dans le cadre d’une campagne syndicale européenne, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA appellent à participer au rassemblement qu’elles organiseront à Paris le 19 juin, jour de la rencontre de la Secrétaire générale de la CES et des Secrétaires généraux et présidents des organisations françaises avec le Président de la République.

Printemps contre l'homophobie - Chambéry du 13 avril au 1er juin 2013

printemps

Accord National Interprofessionnel (ANI) : le vrai du faux !

L'UNSA est favorable à cet accord pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés

Pourquoi ? C'est une avancée pour les salariés

Pour l’UNSA, cet accord est un bon compromis qui correspond à l’exigence de la situation sociale et aux évolutions structurelles économiques, technologiques et du travail en cours.

L’UNSA, favorable à la négociation collective, retrouve dans cet accord beaucoup de ses mandats formulés depuis bientôt 10 ans.

Lire notre analyse complète

Le Vrai du Faux !

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Fin du jour de carence pour les fonctionnaires

C'était une revendication prioritaire de l'Unsa Fonction Publique qui n'a cessé de porter cette demande à tous les niveaux. Au-delà de l’injustice marquée par cette journée de carence, c’est aussi le changement de politique vis-à-vis des agents de la Fonction publique qu’il était indispensable et urgent de marquer.

Communiqué de presse de l’Unsa Fonction Publique du 21 février 2013

Suppression du jour de carence : les fonctionnaires ne sont plus taxés de tous leurs maux …

L’UNSA Fonction Publique se félicite de l’annonce par Marylise Lebranchu de l’abrogation du jour de carence.

Elle répond à une attente forte de tous les agents publics.

L’UNSA Fonction Publique jugeait le dispositif inéquitable.

Il s’appliquait à 100% des agents qui ne pouvaient en être exonérés en aucune manière.

  • Après les annonces faites pour les agents de catégorie C, cette décision donne plus de poids aux déclarations de la ministre en faveur des services publics.
  • Ces éléments répondent à deux des attentes exprimées par l’UNSA Fonction Publique dans sa lettre ouverte du 9 janvier. Elle les acte donc positivement.

Reste la question du pouvoir d’achat et du gel du traitement des agents publics pour la troisième année consécutive. L’UNSA Fonction Publique continuera à en faire une priorité de ses revendications.

Lettre de Mme LEBRANCHU

UNSA est le second syndicat à la SNCF Rhône Alpes

Bravo et merci à tous les cheminots qui ont porté leurs voix à l'UNSA-Cheminots

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Voeux 2013

L'UNSA Savoie vous souhaite une bonne année 2013.

Que 2013 soit une année avec plus de justice sociale et plus de solidarité.

2013 une année pour l'emploi avec l'UNSA

carte 2013

4ème organisation syndicale interprofessionnelle dans les TPE

Avec 7,72 % des électeurs, l'UNSA est la 4ème organisation syndicale dans les TPE de notre région.

Merci à tous les personnels qui nous ont fait confiance.

Lire le communiqué

L'équipe départementale vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

Votons... Votez TPE et UNSA

Du 28 novembre au 12 décembre ! je vote

TPE : le vote débute dans deux jours

Droit 2

Consultez notre BLOG spécial TPE : http://tpe.unsa.org/

Stand TPE - Chambéry le samedi 17 novembre - Elections TPE Votez UNSA !

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Pour l'Emploi et la Solidarité en Europe

Rassemblement et manifestation à l'appel de l'UNSA, la CFDT, LA FSU et la CGT

MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012

15h00 PLACE caffe - Chambéry

Devant l'entrée de la préfecture

14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. Les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique :

  • une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ;
  • la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ;
  • des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi ;

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

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