C’est pourquoi elle tient à rappeler quelques évidences :

  • le premier problème des chômeurs, c’est l’absence d’emplois résultant d’une activité économique au niveau zéro : renouer avec la croissance et l’emploi, voilà la priorité des priorités, pas de réduire les indemnités versées aux chômeurs, ou tout au moins à ceux qui les touchent (moins de la moitié y ont droit en effet) ;
  • dans cette situation d’accroissement du chômage, l’assurance chômage est évidemment mise en grande difficulté. Les comptes de l’UNEDIC devraient ainsi enregistrer une dette de l’ordre de 21,4 Milliards d’ici la fin de l’année. C’est ce qui a poussé les partenaires sociaux à négocier une nouvelle convention pour l’assurance chômage prévoyant d’économiser 2 milliards d’euros afin de stabiliser ce déficit d’ici 2016 ;
  • cette convention faisant le choix douloureux de contenir le déficit, sans pour autant réduire de façon drastique le niveau d’indemnisation, est valable 2 ans. Le gouvernement l’a promulguée fin juin.

Moralité : plutôt que de stigmatiser à nouveau les chômeurs, le gouvernement serait bien inspiré de se concentrer sur la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Une convention d’assurance chômage a été signée par les partenaires sociaux et promulguée par le gouvernement. En 2016, elle sera soumise à nouveau à discussion. D’ici là, l’UNSA retient les déclarations du Président de la République, François Hollande, qui a estimé qu'il y avait "suffisamment de sujets pour que nous soyons bien occupés et que nous montrions que nous faisons des réformes utiles à l'emploi". "On ne fait pas des réformes pour des réformes, on fait des réformes pour qu'il y ait plus de croissance et plus d'emplois, notamment pour les jeunes", a-t-il ajouté.